lundi 11 février 2019

LES ARCS-EN-CIEL DE L'OMBRE


"Les Arcs-en-Ciel de l'Ombre"
 Auteur : Christine Souchon - Éditeur : Evidence Éditions  : 279 pages 
Collection : Clair Obscur

Synopsis : Dominique Lenoire, venant de Saint-Étienne et Sofiane Issaoui, briviste, sont étudiants à Paris. Avec leur professeur Samuel Kilkeni, d’origine Lyonnaise, ils sont rapidement confrontés à des tragédies troublantes. Le monde bascule, la terre tremble, la politique s’affole, des hommes s’organisent, d’autres subissent. Le Colonel Simon Chandeleur, franco-américain, enquête sur ce bouleversement de l’humanité.

Des Etats-Unis à la France en passant par les Iles Canaries, le premier tome des Arcs-en-ciel de l’ombre est un thriller planétaire haletant. Ce roman à clefs donne un grand coup de pied aux idées reçues et à la bêtise humaine. Sans tabou, politiquement incorrect. Âmes sensibles s’abstenir…

Tout d'abord, je réitère mes remerciements à "Évidence Editions" pour la découverte de ce livre de Christine Souchon dans la collection "Clair Obscur".

Difficile de trouver les mots pour décrire ce que j'ai ressenti en lisant ce livre, c'est comme un tsunami de sentiments en moi.
J'ai à la fois détesté et aimé en même temps, peu d'ouvrage que j'ai lu ont eu cette prétention à mes yeux.
J'ai eu très peur du livre géo-politique aux airs de complotisme et de terrorisme, j'ai d'ailleurs eu beaucoup de mal dans ces passages qui nous ramènent à la réalité de la terreur que nous vivons en Europe et dans le monde actuellement. J'ai eu peur du coté barbant géo-politique, peur de ne pas comprendre les tenants et aboutissants, peur de me perdre mais finalement, j'ai retrouvé mon chemin et heureusement, sinon j'abandonnais.
Ce qui m'a permis de tenir le coup également et d'être ensuite envoûté, c'est la facilité de lecture, des chapitres courts, toujours remis sur les rails grâce aux titres, que ce soit en général de l'action ou du personnage, ça m'a évité de me perdre.
J'ai me suis découverte empathique des personnages, j'ai souffert avec le cher Sofiane, j'ai été touché par la douce Dominique, je me suis détaché du Professeur Kilkeni car très peu fan de son caractère.
J'ai beaucoup aimé aussi les diverses touches d'humour posé çà et là, des jeux de mots qui adoucissent le récit parfois un peu difficile.
Et enfin que dire du machiavélisme du marionnettiste, pas un vrai évidemment, mais j'utilise ce terme pour comparer à cette personne qui tire toutes les ficelles et dont on n'imagine même pas le pourquoi du comment, quel coup de théâtre, c'est juste un truc de fou.
Sur les derniers chapitres, je me suis laissé emporter tellement c'était prenant et je voulais absolument comprendre, je ne pouvais pas m’arrêter ainsi. Et que dire de cette dernière phrase qui n'augure rien de bon et qui donne envie d'en savoir plus...
Mme Souchon, je vous dis bravo, moi qui aime les thrillers, j'ai été servi et vous m'avez donné l'eau à la bouche pour la suite, vivement le tome 2 !

Je ne pouvais pas vous en dévoiler davantage pour ne pas spoiler l'histoire, mais si vous voulez d'autres détails de mes impressions, n'hésitez pas à me demander ! 😉

Une lecture très facile de par sa forme !

mardi 15 janvier 2019

Nouvel arrivage !


Ce jour, je reçois un nouveau bouquin provenant de chez "Évidence Editions", j'ai l'honneur d'avoir été sélectionné à l'occasion de l'opération "Crazy Books Day", une masse critique à leur façon quoi.
Donc un grand merci à "Évidence Editions" pour leur confiance.

Voici le titre que j'ai obtenu : 
" LES ARCS-EN-CIEL DE L'OMBRE"  
(Christine Souchon - Collection Clair-Obscur)

Sans l'avoir commencé, je peux déjà dire que la couverture est sublime, en feuilletant rapidement, on constate que les chapitres sont clairs et bien coordonnés en 4 parties, ça évite le bourrage de crâne et ça permets de s'arrêter plus facilement à la lecture.

Allez c'est parti pour la découverte... A très vite !

mardi 1 janvier 2019

BONNE ANNEE 2019



JE VOUS SOUHAITE DE PASSER UNE EXCELLENTE ANNÉE 2019, SOIT 365 JOURS DE BONHEUR, TOUT EN PROFITANT DES OPPORTUNITÉS QUE VOUS PROPOSERA LA VIE.

PAR AILLEURS, JE N'AI QU'UNE DEVISE A 
VOUS PROPOSER :

"BE HAPPY, HAVE FUN, ENJOY THE LIFE"

vendredi 21 décembre 2018

ENFIN DE RETOUR !!!


Après avoir passé 1 longue année à ne pas lire dû à une année intensive de formation professionnelle, je reviens enfin à mes premiers amours, je reprend ma passion de la lecture !

HIP, HIP, HIP, HOURRA !!!

Et c'est reparti pour de nouvelles aventures livresques... à suivre !

dimanche 27 mai 2018

Dîner avec Edward

"Dîner avec Edward"
(Auteur : Isabel Vincent / Edition : Presse de la Cité / 188 pages)

Synopsis : Afin d'apaiser une amie installée loin de New-york et de son père nonagénaire, Isabel accepte d'aller dîner avec Edward, dévasté par la récente disparition de son épouse. Journaliste, la quarantaine, Isabel traverse aussi une crise : à peine débarquée dans la Grosse Pomme, elle assiste impuissante au naufrage de son mariage. Mais ce qu'elle ignore, c'est qu'Edward possède d'époustouflants talents de cuisinier, alliées à un sens de l'humour sans faille et à une solide philosophie de l'existence. Pour son hôte, le vieil homme repasse derrière les fourneaux. Et l'invitation ponctuelle devient un rendez-vous régulier, l'occasion pour les deux âmes en peine de reprendre goût à la vie, et foi dans les bienfaits d'un verre de martini !
Jalonnée de préceptes de savoir-vivre, un petit précis d'optimisme et de gourmandise, un magnifique texte sur le pouvoir de la résilience et la force de l'amitié.

S'il est des histoires simples, douces et bien agréables à lire, sachez que cet ouvrage "Dîner avec Edward" en est une et je dois dire d'emblée que j'ai été tout simplement conquise par le scénario. 
A la lecture du synopsis, le cadre est déjà mis en place, on nous évoque la rencontre, ou plutôt les rencontres que connaîtrons Isabel, jeune journaliste New-Yorkaise quadragénaire dont le mariage part à la dérive et Edward, nonagénaire tout juste veuf.
Ces deux âmes en peine que tout oppose tout d'abord, vont se programmer de subtils rendez-vous autour d'une table, des moments off, des moments de complicités, de confidence.
On apprécie nous lecteur, de les accompagner autour de ces dîners, qui nous donnent parfois l'eau à la bouche, mais qui représentent pour les protagonistes comme un sas de décompression et d'écoute mutuelle.
Isabel se confie souvent, et trouve en Edward une épaule attentive, pleine de sagesse, mais surtout bienveillante et pleine de bons conseils.
Cette amitié est surprenante, mais très touchante et elle offre à ce livre beaucoup d'émotion. 
Ce n'est pas le style d'ouvrage que j'ai l'habitude de lire, mais je ne regrette pas la découverte, aussi, je remercie la plateforme Babelio et les "Presses de la Cité" pour cette si douce histoire qui redonne foi en la vie et en l'amitié. 

samedi 24 mars 2018

Eli, Eli


"Eli, Eli"
Auteur : W. L. Tochman - Editions Noir sur Blanc - 153 pages - 18 €

Synopsis : Nous sommes aux Philippines, dans les bidonvilles de Manille, parmi les plus pauvres, ou chacun semble crier : « Eli, Eli, lama sabachthani ? (Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonne ?) »


W. L. Tochman, un des chefs de file de l’écolé polonaise du reportage littéraire, interroge notre façon de nous tenir devant la douleur des autres (Susan Sontag). S’il se penche sur les habitants et leur misère, il refuse d’être un de ces « purs regards » auxquels personne ne croit plus. Sans cesse, il nous montre celui qui regarde – qu’il soit touriste ou reporter –, il interroge sa place, son éthique et son utilité.

Bien entendu, Tochman élargit son cadrage quand il veut éclairer les ressorts d’une oppression économique : néocolonialisme américain, tourisme sexuel, poids de l’Eglise, corruption... mais c’est surtout la responsabilité individuelle –à commencer par la sienne, comme homme et comme écrivain – qu’il entend exposer.

Une femme que sa maladie de peau fait ressembler a un monceau de grains de raisin, un gamin qui habite un tombeau (dans un cimetière où tous les tombeaux sont habités), un caïd maigre et tatoué, qui a pour un instant troqué sa lame contre un biberon... À mesure que se constitue cette galerie de portraits inoubliables, le reporter vérifie qu’on ne saurait rencontrer quiconque sans se lier, sans s’impliquer dans une histoire, entre compassion, désarroi et espérance têtue.


Je remercie les Editions "Noir sur Blanc" ainsi que la plateforme Babelio pour ce service presse dans le cadre de l'opération masse critique.

J'ai perçu cet ouvrage comme difficile et pourtant si réaliste de la situation des Philippines et de sa capitale Manille. Difficile où nous Occidentaux, nous ne pensons à cette ville que dans une idée de tourisme mais il y a malheureusement le revers de la médaille et cet ouvrage avec ces témoignages nous livre une vérité tout autre, une vérité criante de réalité !

Quels que soient les portraits évoqués, on parle de pauvreté, d'insalubrité, de drogue, de prostitution, de commerces humains, de mort, de travaux infâmes dans les rues pour gagner quelques pièces, même pas suffisante à leur survie, les conditions de vie nous paraissent difficiles et immondes.

Les pages se suivent, les portraits aussi, on ne peut rester insensible à leurs situations. Personnellement, j'ai été chamboulé, bouleversé, ému, les descriptions sont telles que des images se gravent dans nos têtes, difficiles d'oublier la dure réalité d'un pays situé à des milliers de kilomètres du nôtre.
Le monde ne va pas bien, la vie n'est pas toute rose pour tout le monde et ce livre pour cette infime partie du monde en est le révélateur, histoire que l'on ouvre les yeux. On entend pourtant souvent parler des conditions de vie de pays sous-développés mais les lire sur papier glacé ça fait quelque chose. 

Voilà pour le fond, pour la forme, rien à redire, les chapitres se lisent facilement (si on met de côté le côté émotionnel, car là, vous l'avez compris, on prend une claque). Les descriptifs sont tellement bien fait qu'on imagine aisément le reporter et son photographe au fil de leurs périples choisir Adam, Joséphine, Fernando, Angelina et tant d'autres, pourquoi eux et pas d'autres, ça, je ne vous en dit pas plus, c'est à vous de le découvrir.

Rien à ajouter de plus, si ce n'est que W. L. Tochman semble être un sacré reporter au vu des éloges d'autres critiques de livres et essais (Bosnie, Rwanda... ), un auteur à découvrir pour ma part, j'ai déjà été piqué de curiosité pour entrevoir son site internet et sa page facebook.

lundi 12 mars 2018

Terres de sel


"Terres de sel"
Éditeur : Cairn Editions - Auteur : Sylvie Anahory
247 pages - 17 €

Synopsis : Entre les XVIe et XIXe siècles, les secrets de la famille Dubarrat-Poeydavant se dévoilent progressivement. Tout commence en 1587, lorsque les membres de la Fontaine salée de Saliès-du-Béarn rédigent dans le Livre noir le règlement de la production du sel. Au fil des générations, on découvre les mystères de la Cité et de la communauté des cagots. A la fin du XVIIIe siècle, Jacob Poeydavant se rend à Saint-Dominique pour le commerce du bois précieux. La révolte des esclaves écourte son séjour. Il rentre en métropole et s'installe à Salies, dans une ville en pleine mutation avant de connaître l'apogée du thermalisme.

Je remercie la plateforme Babelio et les Éditions Cairn pour cet exemplaire du livre de Sylvie Anahory "Terres de sel".
Pour cet ouvrage, j'ai un avis en demi-teinte, j'ai eu du mal à m'y mettre, cependant, il reste assez intéressant.

Nous traversons à travers les chapitres une simple histoire de famille, ou du moins simplement, c'est sur le fond avec l'évolution à travers les siècles des familles Dubarrat-Poeydavant mais sur la forme, on se confronte à de nombreuses connotations historiques d'ordre religieux, commerciales, sur le colonialisme ou encore sur les villes en pleine expansion etc... pas toujours simple à suivre !

M'ont plus particulièrement parlé en première partie pour les Dubarrat, le contexte et la période sur les guerres de religions implicitements évoquées, ce contexte-là, j'adhère et je le comprends car vivant dans le sud-ouest, nous connaissons bien ce détail historique.

Plus tard, j'ai été particulièrement touché par le personnage de Jacob Poeydavant pour son histoire personnelle, mais aussi pour la période du colonialisme suivi de la révolte des esclaves qu'il a traversé, il est revenu en vie, mais à quel prix, dur dur...

Pour la dernière partie, c'est intéressant, mais j'ai été un peu moins convaincu, suivre la réussite professionnelle et personnelle des descendants Poeydavant, c'est sympa, mais c'est resté à mon goût un peu monotone. 

Pour le détail d'ouvrage de cette ramification familiale Béarnaise, sachez qu'il est composé de 4 parties et les chapitres sont courts, donc malgré la difficulté de certains passages, il peut se lire facilement, pour la compréhension, il faut s'y pencher un peu plus, mais il se lit. 

Personnellement, mais vraiment ça ne concerne que moi, il va me falloir le relire encore et encore pour peut-être vraiment trouver les subtilités, comprendre ce que l'auteur à voulu nous transmettre, étudier plus profondément les détails historiques évoqués car disons-le clairement, c'est truffé d'éléments, parfois difficile à suivre.
C'est un travail de fond qu'il est malgré tout bon de respecter et je le respecte, bravo pour cet ouvrage à l'auteur !